L’or dans l’Égypte ancienne

Dans l’Égypte ancienne, l’or était considéré comme la chair des dieux et utilisé pour honorer les pharaons.

L’or dans l’Égypte ancienne | Au-delà de la valeur économique

L’or était la matière la plus précieuse de l’Égypte ancienne. Métal inestimable et chair des dieux, il était utilisé pour la fabrication de nombreux objets et accompagnait les morts dans l’au-delà. Il a donc eu une valeur spirituelle avant de devenir simple monnaie d’échange. D’où provenait il ? Nous nous intéressons aux mines aurifères de l’époque et aux projets actuels.

Un métal précieux qui nous rapproche des dieux

Son éclat singulier et sa couleur ont fait de l’or un don du soleil et un métal divin. Son inaltérabilité impressionna les érudits de l’époque et renforça cette image. L’or n’était pas détruit par le feu, au contraire, il était amélioré. Il devint donc la chair des dieux et ils furent représentés avec des os en argent et un corps en métal jaune. Ce n’est qu’au second millénaire qu’il prit une valeur économique et évolua en monnaie d’échange au même titre que les autres métaux.

Le métal jaune était partout

En raison de son association avec les divinités, l’or était utilisé pour créer ou décorer une multitude d’objets. Masques, cercueils, sandales, éventails… on recouvrait même les meubles et certains bâtiments avec le métal inestimable. Les archéologues ont distingué différents traitements et ont conclu qu’ils avaient une valeur particulière. Ainsi, certains sarcophages étaient en or massif et on y faisait reposer les plus précieuses momies, tandis que d’autres étaient simplement recouverts de feuilles d’or.

L’or dans l’Égypte ancienne : où se trouvaient les gisements ?

Les archéologues ont dénombré environ 250 mines datant de cette époque. La plupart étaient situées dans le désert oriental égyptien, entre le Nil et la mer Rouge. Des documents ont été retrouvés et témoignent du talent des ingénieurs d’alors pour exploiter au mieux les sites aurifères. Ils créaient des routes et des points d’eau et facilitaient l’accès aux expéditions. Par contre, le travail dans les mines était infernal. Il était réservé à des criminels sous-alimentés et maltraités pour qui ce châtiment était souvent pire que la mort.

L’exploitation aurifère en Égypte aujourd’hui

Les exploitants miniers s’intéressent beaucoup à l’Égypte depuis quelques années et des projets ont été ou vont être lancés. C’est notamment le cas de la mine de Sukari, reprise par une compagnie australienne. Elle semble tenir ses promesses et augmente régulièrement sa production depuis le début de son exploitation. Les archéologues sont moins enthousiastes et craignent la destruction de lieux historiques. Déjà parce que depuis près de 10 ans, des milliers de chercheurs d’or affluent dans la région, attirés par l’appât du gain. Ensuite parce que si le pays délivrait jusqu’alors les permis avec parcimonie, il cherche désormais à attirer de nouveaux investisseurs. Les sites antiques servent souvent de points de départ pour la recherche de gisements, ce qui représente une réelle menace pour leur subsistance.

De chair des dieux à valeur refuge, le métal précieux a évolué au fil des millénaires. L’or dans l’Égypte ancienne revêtait un caractère très particulier. Les archéologues d’aujourd’hui tentent de nous le rappeler à une époque où l’appât du gain sort malheureusement toujours gagnant.

Article mis à jour le 25/03/2025